Des données stockées dans un noyau atomique
L’expérience menée par une dizaine de chercheurs issus de Princeton et Oxford constitue une réelle avancée vers l’informatique quantique. Le groupe de chercheurs à en effet réussi à stocker 1 bit quantique (qubit) dans le noyau d’un atome de phosphore (fixé sur un cristal de silicium) pendant une durée de 1,75 seconde.Ce délai qui peut nous paraitre dérisoire pourrait bien être la clé du stockage quantique permanent, un autre groupe de recherche ayant démontré qu’une durée de 1 seconde suffirait à corriger les altérations des bits quantiques.
La réussite de cette expérience se traduit sur le plan du stockage mais également sur celui du transfert de données. Le bit quantique stocké dans le noyau se trouvait sur un électron gravitant autour de celui-ci, et a pu être transféré par l’utilisation d’ondes éléctro-magnétiques. Le transfert fonctionne également dans le sens inverse, c’est à dire du noyau vers l’électron. La réussite de cette étape apporte une solution au théorème de “l’impossibilité de clonage quantique”, c’est à dire que le copie d’un spin (état quantique de chaque particule) à l’identique est tout simplement impossible. Le transfert est donc la seule solution de déplacement.
De par leurs caractères opposés en terme de stabilité et de rapidité, le noyau et l’électron pourraient être utilisés de manière couplée comme mémoire vive et processeur.
Du point de vue des chercheurs, on pourrait voir apparaitre les premiers ordinateurs quantiques d’ici à une dizaine d’années, reste d’ici là certains problèmes à résoudre tels que la nécessité d’une température de 265° pour réaliser ce type de transfert de donnée.
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